Visites

Dans sa petite chambre d’EHPAD, Claude vit avec ses souvenirs. Mais aujourd’hui est un jour particulier : sa fille vient enfin lui rendre visite.


Un scénario du Collectif Narra (direction d’écriture : Martin Fournier)

Court-métrage - Fiction - VR-360°

Sélectionné par la Maison des scénaristes au Satis Screen4All 2018

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Nous sommes Michel, le mari de Claude. Michel est décédé dix ans auparavant, mais il accompagne Claude au quotidien. Elle est la seule à le voir et à pouvoir s'adresser à lui. Nous sommes son fantôme amoureux, le mari imaginaire de Claude.

Claude a près de 90 ans et souffre d'une dégénérescence neurologique qui la déconnecte parfois du réel pour la replonger dans le monde de ses souvenirs, où elle nous entraîne.

Claude se réveille de sa sieste, affolée d’avoir dormi si longtemps.  Elle attend Camille, sa fille unique, qui lui rend visite aujourd’hui. Camille vient de loin et Claude ne l’a pas vue depuis longtemps. Elle se doit absolument d’être présentable, de ne rien laisser transparaître de ses troubles mentaux. Mais ses souvenirs envahissent sa chambre et l’empêchent de se préparer.


L’immersion permise par un traitement 360° nous place au cœur du drame vécu par Claude. Exploitant par la positive la force du Swayze effect, nous “incarnons” un fantôme, celui de Michel, que Claude s’est créé depuis la mort de son mari. Sa présence est donc tout à la fois intradiégétique (Claude le voit et lui parle), et purement spectatrice, puisque dénuée de corps et invisible pour les autres personnages.

Ce positionnement place ainsi le spectateur au cœur de l’action tout en le laissant pur observateur.

Par ce dispositif, l’objectif de Visites est d’exploiter le potentiel émotionnel du 360°. Sans prétendre donner une représentation fidèle de ce qui se déroule dans l’esprit des malades atteints d’une pathologie spécifique, nous proposons ici une allégorie de la dégénérescence neurologique et des souffrances qui y sont associées.

Laissant délibérément de côté l’“effet waouh” des casques VR, nous exploitons la force d’immersion que permet la technologie pour plonger sans artifice au cœur de l’émotion, au cœur de la souffrance de Claude.

 

- Janvier 2018 -

SANS CORPS NI TÊTE

Viviane, Franck, Tony et Zia ont soudainement perdu leurs corps, comme 2% de la population mondiale.

Maintenant, leur tête vole sous cloche, et les autres les regardent bizarrement.

Se sentant incomplets, ils enquêtent pour retrouver leurs corps : ces derniers auraient été vus voyageant au bout du monde.

<TD>

 

- Novembre 2017 -

UN ARTISTE

Gérard, la cinquantaine, est comptable dans une entreprise de fabrication de parcmètres. Chaque nuit depuis 30 ans, il écrit méthodiquement le roman qui, à défaut de révolutionner la littérature, parviendra peut-être un jour à être publié dans une maison d’édition de province.

Un soir, Gérard écoute avec délectation un jeune romancier à succès parler de son métier sur France Culture. Il monte le volume alors que l’entretien aborde la question de la méthode de travail. Mais Gérard se fige, tétanisé, lorsque le jeune auteur explique d’un ton docte qu’un véritable artiste se reconnaît à ses carnets.

Gérard n’a jamais tenu de carnet.

Incapable d’écrire une ligne de plus, Gérard n’arrive même plus à aligner les chiffres dans les tableaux comptables qui défilent sur l’écran de son ordinateur. Il devra apprendre à vivre avec cette terrible révélation : il n’est pas un véritable artiste.

<MF>

 

- Octobre 2017 -

THÉORIE DE LA THÉORIE DU COMPLOT

Une cellule de scénaristes de la CIA travaille à la production et la diffusion de théories du complot sur les réseaux sociaux afin de les rendre de plus en plus farfelues et noyer dans la masse celles qui s’approchent de trop près de vérités inavouables.

Un matin l’équipe découvre une théorie récente dévoilant l’existence de leur cellule. Cassidy Finch, une jeune recrue, est chargée de construire la contre-théorie. Elle imagine que « la cellule de contre-théories de la CIA » est aux mains des Saoudiens qui cherchent ainsi à déstabiliser l’espionnage américain.

Elle découvre ce faisant une réalité inavouable : l’existence d’une autre cellule américaine, plus sophistiquée et bien plus ancienne...

 

 

- Septembre 2017 -

SOUS LES LAMES

1712. Par delà le canton, Jean est connu et respecté comme le meilleur poseur de planchers du pays.

Tous ignorent qu’il grave chaque nuit sous les lames finement polies ses secrets les plus méprisables, ses perversions les plus inavouables. Des aveux qu’il réserve à ceux qui, plus de cent ans après sa mort, auront la charge de rénover son ouvrage.

Geoffroy de Beaufrangeux inaugure en grandes pompes la nouvelle extension de son château. Une vaste salle de bal couverte d’un magnifique parquet de chêne. Devant les invités ébahis parade la toute dernière acquisition du marquis, un jeune éléphanteau venu tout droit des Indes. Le solide plancher finit par céder sous les pattes du pachyderme.

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- MAI 2017 -

UN HOMME EST UNE FEMME

Le ménage, les enfants, la cuisine : un homme, au foyer, Cyril. Entier et obstiné, il a voulu cette place. Mais un soir, il observe la soirée mecs-foot de son voisin et doute. "Suis-je vraiment un homme ?"

Soudain honteux de se poser la question, il décide de casser les codes. Se faire beau, commérer, sensible : il fait ressortir sa fameuse part de féminité et milite, jusqu'à être coincé entre sa tête et son corps, son éducation et ses convictions, sa famille et les médias, les femmes et les hommes.

<TD>

SURVIE SOUTERRAINE

Il n’y a plus de place à la surface de la planète. Les plus forts, les plus riches, les plus puissants inventent chaque jour une méthode nouvelle pour éradiquer son voisin.

Nikie veut vivre, mais pas à ce prix là.

Avec quelques amis, elle s’exile sous terre. Personne ne soupçonne leur existence. Ils vivent de raids rapides et discrets en surface. Ils ont gardé des moyens informatiques et détournent l’électricité. Ils ont une cartographie exacte de la surface, savent ce qui s’y passe, où et comment agir.

Malgré leur science, les gens de la surface vieillissent plus vite. Une vie plus longue, un bien  précieux qui peut changer les rapports de pouvoir. Chez les souterrains, tout le monde n’est pas d’accord pour utiliser cette monnaie d’échange.

<SJ>


- AVRIL 2017 -

L'HEURE DU LOUP

Mira la terrible, Antoine le loup solitaire, Gil la maline et Dorémi le fantasque ont dix ans. Ils entrent en camp scout, mixte, laïque, en plein été. Ils doivent rapidement s'adapter aux règles de vie, à l'organisation du camp, aux épreuves, trouver leur place et progresser, vivre des aventures passionnantes et parfois dangereuses.

Et à chaque fin de journée, un rite : l'heure du loup. Ils se rassemblent tous autour du feu, adultes et enfants. L'un après l'autre, ils font leur auto-critique de la journée, énoncent ce qu'ils ont appris, sur la vie et sur eux.

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- MARS 2017 -

SANS TITRE

Dans ce champ de ruines, l'inspectrice Goya ne peut pas croire les affirmations des premiers témoins. Cette nuit-là, en revenant dans la cité de son enfance, elle ne pensait pas être confrontée à un robot géant et aux fantômes de son passé.

<F>

L'USINE

Kev et Sam, jeunes mariés, achètent une ancienne usine en friche pour s'installer et développer un complexe de chambres d'hôtes hype. Kev est bricoleur, il prend en charge l'essentiel des travaux. En attendant, le couple vit dans le secrétariat décrépi de l'ancienne usine. Sam prend sur elle. Le jeu en vaut la chandelle.
Kev se tue à la tâche, mais les choses s'avèrent plus complexes que prévu. Chaque matin, il découvre de nouvelles complications et ses avancées de la veille sont réduites à néant par des fuites, éboulements de toiture et une foison d'autres détériorations improbables. Il parvient tant bien que mal à garder le moral, mais Sam, elle, commence à s'épuiser. D'autant que les problèmes s'accumulent également dans ce qui leur sert de logement temporaire et que Kev ne semble pas à la hauteur de la tâche. Le couple commence à prendre l'eau.
Roger, un vieil SDF ancien ouvrier de l'usine dans laquelle il vit depuis sa fermeture, les observe, tapis dans un réseau de doubles cloisons qui s'étend sur l'ensemble de l'usine. Il attend patiemment que le couple se déchire et le laisse seul occupant des lieux. Comme tous les autres propriétaires avant eux depuis la fermeture. En attendant, il subtilise les outils dont il aura besoin pour remettre en état ce qu'il déteriore le temps de les faire fuir.
Après une violente scène avec Sam, Kev s'acharne de rage sur un mur à la masse. La cloison s'écroule. Il découvre une minscule chambre aménagée avec soin...

<MF>


- FÉVRIER 2017 -

CONJUGAISONS

Collection de courts-métrages autour du secret. Chaque film respecte le même découpage en 6 parties :

Chapitre 1 : Je sais

Chapitre 2 : Je sais que tu sais

Chapitre 3 : Je sais que tu sais qu'il sait

Chapitre 4 : Je sais que tu sais qu'il sait que nous savons

Chapitre 5 : Je sais que tu sais qu'il sait que nous savons que vous savez

Chapitre 6 : Je sais que tu sais qu'il sait que nous savons que vous savez qu'ils savent

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SAVE

Série digitale VR - Fiction - 10 x 10 min - Feuilletonnant - Drame d'anticipation

Save est une série en réalité virtuelle de 10 épisodes de 10 minutes conçue par le Collectif Narra. Elle prend très au sérieux le grand rêve des transhumanistes : l’abolition de la mort par la fusion de l’homme et de la machine.

« Aujourd'hui, pour un humain, lorsque le matériel [“hardware”, son corps] fait défaut, le logiciel [“software”, son esprit] disparaît avec lui. Demain, nous pourrons sauvegarder le logiciel. » (Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google.)

La série se déroule dans un futur proche dans lequel les voitures autonomes sont la norme et où chacun est assisté dans son quotidien par un petit robot domestique communément appelé P.A. (personal assistant).

Le débat public qui a fait rage suite aux fulgurants progrès de l’intelligence artificielle et au déferlement de la robotique dans la vie de tous les jours a accouché d’une nouvelle législation interdisant notamment l’humanoïdation : oui aux robots mais sans caractéristiques humaines (apparence et voix). Cette évolution sociétale a également généré de nouvelles résistances politiques telles que les « technophobes », vaste nébuleuse de groupuscules plus ou moins déterminés à enrayer la prolifération des bots et des robots.

En fonction de ses revenus, chaque foyer dispose de P.A. plus ou moins sophistiquées.

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Chez les Lehtinen, les réticences naturelles d’Inès, la mère, n’ont pu empêcher Aki, le père, d’offrir à Lucie, dès ses 5 ans, une P.A. particulièrement luxueuse prenant la forme d’une petite sphère lévitant à hauteur d’homme : Maia.

Quand la série commence Lucie a 12 ans et cela fait 7 ans que Maia, son robot domestique, partage le quotidien de la famille. Tandis qu’Inès, atteinte d’une maladie orpheline, apprend qu’elle est condamnée à très courte échéance, Maia fait preuve d’un comportement de plus en plus étrange, presque humain…

Ce projet d'anticipation intimiste est entièrement conçu autour de la VR et du point de vue de Maia. La série donne au spectateur la vision sphérique interne de ce robot particulièrement intelligent.

Les accélérations simultanées de l'autonomisation de Maia et de l'aggravation de l'état d'Inès vont précipiter pour chacune l'issue de leurs trajectoires. Face à la possibilité, même infime, de ne pas perdre Inès, Aki et Lucie agissent pour son transfert numérique proposé par l'énigmatique Professeur Füller. Seulement, Inès « sauvegardée » ne peut être réactivée qu'à la condition de perdre Maia. Le petit robot humanisé semble être le seul support sur lequel Aki pense pouvoir tenter son pari fou : la résurrection numérique d'Inès.

Mais Maia ? Va-t-elle accepter de disparaître ? Question interpellant tout particulièrement le spectateur pour qui, à l'intérieur du robot, une telle mort signifierait la fin de l’expérience.

Placer ainsi le spectateur au centre de Maia donne lieu à toute une série d'innovations scénaristiques et un dispositif narratif spécifique que nous serions ravis de présenter aux producteurs intéressés.


Extraits de la bible

MAIA

Techniquement, Maia est une P.A (personal assistant), un robot créé pour aider les humains dans leurs tâches quotidiennes, les accompagner, leur faire gagner un temps « utile ». Ce qui distingue Maia de toutes les autres P.A c'est qu'elle dispose d'une intelligence artificielle expérimentale, développée par Aki. Cette IA va évoluer pendant 7 ans au contact de Lucie (de 5 à 12 ans). Le moment où débute la série coïncide avec les débuts de la conscientisation de Maia. Elle va alors progresser du point de vue technique (puissance de calcul, hacking, autonomie) et humain (compréhension des situations, empathie, initiative, sentiments).

 

LUCIE

Lucie Lehtinen est une petite fille métisse de 12 ans, rêveuse et solitaire. Est-ce parce qu'elle a grandi avec Maia – d'abord doudou et progressivement confidente – ? Elle ne maîtrise pas les codes de la socialisation et ses camarades lui font chèrement payer le fait qu'elle ne sache pas « s'habiller ». Issue d’une famille aisée, Lucie fréquente un collège privé où ses condisciples sont au contraire particulièrement soucieux des apparences. Le rejet dont elle souffre renforce sa relation privilégiée avec Maia, relation qui, à son tour, n'arrange pas les choses auprès des autres enfants qui en font un motif de raillerie. Lucie sera progressivement confrontée à un terrible dilemme consistant à devoir choisir entre Maia et sa propre mère.

AKI

Aki Lehtinen, la quarantaine, est le père de Lucie et marié à Inès. Originaire de Finlande, il est ingénieur en machine learning pour le compte d'un laboratoire de diagnostic médical, spécialisé en intelligence artificielle. Il est technophile, geek, avec un revenu très confortable. Bien qu'il prétende le contraire à sa femme, il est immédiatement séduit par la possibilité offerte par la clinique du Professeur Füller de sauvegarder les données du vécu d'Inès. Mais stupéfait de l'évolution de Maia, il commence à considérer qu'une telle sauvegarde – dans le cas d'un échec – risquerait de faire disparaître Maia et ce qu'elle représente : la première intelligence artificielle douée de conscience. Au-delà de la gloire personnelle qu'il pourrait en tirer, une telle manœuvre ne serait-elle pas criminelle au regard de la science ? Les enseignements d'une telle découverte ne dépassent-ils pas ses propres préoccupations familiales ? D'autant qu'il ne s'agirait que de différer de quelques années la tentative du transfert…

 

FÜLLER

Bernard Füller est suisse, sa clinique privée est installée dans le canton de Neuchâtel. Médecin radié de l'ordre, il est docteur en cybernétique. Mi-savant fou, mi-chef d'entreprise peu scrupuleux, il a mis au point une technique de transfert de l'activité cérébrale qui a donné suffisamment de résultats pour inspirer des craintes légitimes en matière de déontologie auprès de toutes les législations nationales. Ne proposant officiellement que des services d'euthanasie, il développe clandestinement ses activités de recherche financées par des familles aisées s'accrochant « à tout prix » au moindre espoir de sauver un proche d'une fin certaine. Le Professeur Füller ne manque pas de clients.

INÈS

Inès Lehtinen, la quarantaine, est la mère de Lucie, mariée à Aki. C’est une charismatique femme noire, chercheuse en biologie moléculaire. Elle n’éprouve aucun attachement à la technologie. Les robots sont pour elle des machines qui peuvent s’avérer utiles et la frontière avec les humains doit être bien gardée. Peu de temps après la naissance de Lucie, la maladie d'Inès se déclare. Elle apprend qu'elle souffre de sclérose héphréno-catatonique, une maladie orpheline très peu documentée fonctionnant par poussées et condamnant les personnes à vivre dans la crainte de crises foudroyantes. Au moment où la série débute, la maladie entre dans une phase très instable et létale à courte échéance. Inès sait pertinemment qu'elle n'en a plus pour longtemps. Son désir le plus cher est de mourir dans la dignité, sans acharnement thérapeutique. Quand elle apprend l'existence de la clinique du Professeur Füller, elle sait d'instinct qu'Aki ne respectera pas ses dernières volontés. Il n'hésitera pas à s'aventurer dans des démarches illégales et à braver tous les obstacles pour ne pas la perdre. Elle se confie à son amie Flora, l'exhortant à « faire le nécessaire », si elle-même n'en est plus capable, pour lui éviter de finir encapsulée sous forme de données numériques.

Primipare

Long-métrage - Fiction - Drame Anticipation

SYNOPSIS

France, 2025. Marie vient d'avoir 21 ans, un anniversaire pas comme les autres, elle a désormais l'age légale pour devenir mère porteuse. Un métier, une perspective d'avenir.

Choisie par une famille fortunée, elle a la chance de décrocher un juteux contrat. Mais celui-ci est accompagné de contrainte, notamment de vivre dans la maison de la famille une fois la grossesse contractée.

D'ages et de milieux différents, Marie et Sarah (la future mère) vont avoir du mal à s'entendre dans un premier temps. C'est par le partage d'une de leur activité (dessin / littérature) qu'elles vont trouver un point d'entente.

Seule

Court-métrage - 8' - Fiction - Prises de vues réelles + animation - Récit initiatique

SYNOPSIS

Une petite fille se retrouve seule dans la forêt avec pour seul compagnie son doudou-lapin. Son imaginaire va dans un premier temps l'aider à surmonter des obstacles, puis se retourner contre elle.

Elle va devoir apprendre à contrôler ses émotions et à faire la part entre réalité et fiction.

 

INTENTIONS

 

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Pollen

Série animée - Fiction - 52*9' - Aventure pour enfants

Pitch

Une graine de fleur veut découvrir le monde avant de s’enraciner.

Pollen, c'est son nom, va d'abord dompter le vent pour parcourir le monde et découvrir comment les mousses préparent le terrains pour qu'un jour il y ait des arbres, jusqu'où vont les papillons migrateurs, comment communiquent les plantes, et des milliers d'autres secrets de la nature.

En développement avec Les Studios d’Ekigaï

En recherche de co-production


Recherches graphiques de Baptiste Tomorszky

 

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Persona

Court-métrage - Fiction - 15' - Thriller psychologique

SYNOPSIS

Ezio est comédien. Il répète au théâtre le rôle de Tommy, un tueur en série auquel il prête son corps et sa voix. 
Peu à peu, le personnage commence à déteindre sur lui. En même temps, ils ont tellement de points communs...

Tu te rappelles cet été où il a fait si chaud ? Tu ne sortais jamais sans couper l’électricité, parce que tu avais peur des incendies. Moi, j’avais peur du noir.

Scénario pré-sélectionné au festival du Cinéma Européen de Lille (2016)

Masque

Court-métrage - Fiction - 17' - Fantastique

SYNOPSIS

Une petite ville française, en 1835.
Raphaël travaille comme mouleur de masques mortuaires. S’il a un jour nourri de plus larges ambitions, celles-ci sont abimées par le temps, l’alcool, la drogue.
Une nuit, il se rend au manoir des Peyrehorade ; la jeune Rose s’est rompue le cou à quelques jours de son mariage. Le père de la morte a une curieuse requête : le masque mortuaire doit être retravaillé, afin que personne ne voie jamais le véritable visage de la jeune fille.
Lorsque Raphaël se présente au chevet de Rose, il ne lui trouve aucune marque de l’accident. La jeune fille est d’une beauté exceptionnelle, mais une expression mauvaise subsiste sur tous ses traits.
Le sculpteur développe dès lors une fascination pour Rose, et particulièrement pour le masque qu’il a moulé sur son visage, qu'il considère comme son "chef-d'œuvre". 

« Oh ! Vous la verrez, elle est vivante. Toute une âme enfermée, et c’est moi qui l’ai capturée… »

Scénario lauréat du prix de la meilleure adaptation au festival De l'Écrit à l'Écran (2015)
Scénario finaliste pour le prix du scénario au festival du Cinéma Européen de Lille (2015)

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Lequel de mes plusieurs ?

Un projet de Martin Fournier

Série - 40x3' - Fiction - Comédie

retour aux projets de Martin Fournier

  "La vie serait tellement simple   si tout n’était pas si compliqué" - Anonyme (XXIème siècle)

"La vie serait tellement simple si tout n’était pas si compliqué" - Anonyme (XXIème siècle)

CONCEPT

A tout instant, chacun d’entre nous est plusieurs. La décision la plus anodine est sujette à de violents débats internes entre les différentes facettes de nos personnalités.

Lequel de mes plusieurs aura gain de cause ?

Si le phénomène a été abordée à de nombreuses reprises dans les oeuvres de fiction, de l’ange et du démon du Milou de Tintin au Vice
Versa
de Disney Pixar, c’est qu’elle est structurellement ancrée au coeur de la condition humaine et de ce fait inépuisable et déclinable à l’infini. 

L’objectif de ce projet est d’en proposer une exploitation originale sous forme d’une série de très courts épisodes de comédie décalée au cours desquels les différentes personnalités se matérialisent comme des doubles qui apparaissent autour du personnage pour débattre avec lui. Du plus banal au plus métaphysique. Du plus lourd de conséquences au plus anodin... Rivalisant de mauvaise foi, sans logique ni cohérence, ils ne font au final que compliquer les choses. Mais il faudra pourtant bien trancher.


LE DISPOSITIF

40 épisodes de 3’.

La série est construite autour de 8 personnages récurrents : 4 hommes et 4 femmes à trois âges de la vie (adolescence, trentaine, cinquantaine, séniors).

Chaque épisode porte sur une question qui se pose à l’un d’entre eux, de la plus cornélienne à la plus futile. 

La flexibilité du dispositifs et du format permet également d’intégrer d’autres personnages (potentiellement des guest stars) ponctuellement ou de manière récurrente sans être systématique.

 

 

 

Dans toutes les situations de la vie, chacun d’entre nous est confronté à cette multitude de « plusieurs », qui parlementent, cherchent des compromis, se lancent parfois dans de violents conflits… Une source inépuisable d’inspiration. 

Lequel de mes plusieurs aborde ce tiraillement entre chacun de nous et ses plusieurs par une série d’épisodes de comédie très courts. 

Les sujets abordés seront tour à tour légers ou graves, mais le traitement en sera toujours celui du sketch comique à chute. 

Pas de pathologie, en tout cas pas plus qu’il n’en existe en chacun d’entre nous.


DE L'EXPERIMENTATION AU PILOTE

Ce qui a commencé comme une blague avec “Alors, on est pas bien, là ?” a progressivement pris plus de consistence jusqu’à aboutir à la conceptualisation actuelle du projet. 

Ces premiers pas autoproduits illustrent tout à la fois l’utilisation de la technique d’insertion par matte painting et les possibilités de traitement narratif (les 8 épisodes pilotes sont disponibles sur la playlist Youtube du projet).

Nous préparons actuellement un véritable premier pilote : "La quiche aux coings".



Polaris

Série TV - Fiction - 6*52 - Feuilletonnant - Polar, huis-clos

Piégées en haute montagne, deux sœurs ennemies forcées de s'associer pour arrêter un tueur en série

Créée par Thibault Duperier

CONCEPT

Au Pic du Midi, une violente tempête de neige se déclenche. De nombreuses personnes - touristes, astrophysiciens, divers employés du Pic -, sont piégées dans les bâtiments touristiques et scientifiques.

Élise et Sarah Ducat sont sœurs mais devenues ennemies, elles se sont volontairement perdues de vue depuis 16 ans. Sarah est venue ici pour retrouver Élise et enterrer la hache de guerre.

Deux salles pleines de traces de sang sont découvertes, et une phrase menaçante : "Ils seront jugés chacun selon leurs œuvres".

Polaris est un polar aux accents de thriller, un huis-clos tendu et glaçant, dans une ambiance météo de fin du monde. La série de 6*52 minutes est feuilletonnante. Elle met en scène deux sœurs que tout oppose. Élise Ducat est astrophysicienne. Sarah Ducat est ancienne capitaine de police, convertie en religieuse. Elles sont sœurs mais elles ne se connaissent plus. Lorsqu'elles se retrouvent, elles sont forcées de collaborer pour résoudre une enquête et sauver toutes les personnes piégées, à la merci d'un tueur en série.


La série investit un lieu de sciences où la religion tente de dicter sa loi. L'enquête, aux accents de thriller, est menée tant bien que mal par Sarah et Élise, deux sœurs, personnages forts aux caractères opposés. Sarah a trouvé sa voie là où elle ne l'attendait pas. Élise se cherche encore. Sarah accepte calmement le destin et prône le pardon. Élise pousse à la lutte et la justice. Sarah est une religieuse. Élise une scientifique.

 

La Source

Court-métrage - Fiction - 20' - Drame d'anticipation, Survie

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

Dans un monde où l'accès à l'eau douce est devenu source de conflit, chacun doit se battre pour sa survie.

Sophie, 30 ans, a perdu son fils dans un affrontement. En pleine canicule, esseulée, elle arrive à un petit refuge de montagne. Son seul accès à l'eau : un réservoir alimenté par un minuscule torrent.

Lorsque de nouveaux arrivants convoitent la même eau, elle doit remonter à la source pour la défendre, et choisir entre partager et tuer.

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Intentions

Tout projet d'anticipation part d'une hypothèse. La mienne est celle-ci : la terre n'ayant plus suffisamment d'eau douce pour tous les besoins humains, des forces économiques et militaires s'approprient cette ressource providentielle, au détriment de nombreuses populations.

Mon idée est de travailler cette hypothèse de manière sobre, humaine, et presque actuelle. Par une situation simple, traiter des propos et des enjeux globaux. Le fait de rester dans un univers très contemporain, dans un futur très proche, est aussi pour moi une façon de dire : c'est une problématique actuelle. Certes nous ne la vivons pas encore pleinement, mais cela peut arriver très vite, sans qu'on ait le temps de s'y adapter. Cela arrive déjà, bien que différemment, dans d'autres régions du globe.

Et au centre de cet enjeu, il y a le danger de la surpopulation. Il est difficile, dans notre monde, de questionner le don de vie, la procréation. Tout autant difficile que de parler de la mort volontaire et du renoncement à la vie. Mais la Terre ne me semble pas faite pour accueillir autant d'humains, jeunes ou vieux. Il me tient à cœur d'en parler, via des personnages hantés, en conflit sur la question. Je souhaite mettre en avant notre première responsabilité en tant qu'être humain, celle de la procréation.

La Source, c'est ainsi l'idée que la surpopulation est la source des problèmes, tandis que la pénurie d'eau en est la conséquence conflictuelle. Quant à la soif, elle est l'enjeu suprême.

 

Altergouvernement

Long-métrage - Documentaire - 90' - Sujet : jeu de rôle politique

Sandrine Lotère, charismatique, 55 ans, en tailleur sobre, sur un plateau de télévision, avance posément ses propositions fortes : salaire à vie, sortie du nucléaire et référendum pour une nouvelle constitution.

Maintenant, comment convaincre d'un vrai changement ? Cinq hommes et femmes altermondialistes engagés, rassemblés autour de leur candidate, sont jetés dans l'arène d'une campagne présidentielle, jusqu'à la victoire. Une fois élue, la Présidente les nomme chacun à la tête d'un ministère majeur : Économie, Écologie, Éducation, Culture et Défense. Ils se battent alors tous pour imposer leur politique et faire passer les projets de lois de leur véritable Altergouvernement. Avec un but ultime : préparer le terrain à une VIème République.

Altergouvernement c'est un cadre de fiction dans lequel cinq personnalités militantes jouent leur propre rôle à la tête des cinq ministères, autour d'une seule vraie comédienne : pour la présidente Sandrine Lotère. Par le biais d'une simulation, tous se lancent dans le cœur de l'échiquier politique et nous les suivons dans leurs débats intimes, leurs doutes, leurs coups de gueules. À l'intérieur de situations fictionnelles, tel un jeu de rôle, ils agissent et entament la révolution -par voie légale- qu'ils opèreraient s'ils étaient ministres. Ils font ainsi face à de vrais représentants de l'opposition, de l'UE, de lobbys, de la population, etc. Ils devront expliquer leurs choix et convaincre. Mais pour nous faire porter un nouveau regard sur la société, seront-ils prêts à changer le leur ?

Damien Pelletier et Thibault Duperier


 

Tête Chercheuse

Long-métrage - Fiction - Comédie Dramatique

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

Jeanne est une neurobiologiste perfectionniste mais malchanceuse. Chercheuse au CNRS, elle ne trouve rien depuis six ans. En tout cas, rien qui ne lui ait permis une libératrice publication. Son équipe est à bout. Achille, son glacial et macho directeur de labo, l'a déjà menacée plusieurs fois de saisir une commission administrative sur son comportement, si elle n'arrête pas de s'obstiner dans des impasses et gaspiller les ressources du laboratoire.

À 48 ans, célibataire, Jeanne se sent profondément seule. Elle espionne Yann, son ex, dans la rue. Soudain renversée par un chauffard débile, Jeanne a une révélation : elle veut consacrer sa vie à l'accroissement des capacités cérébrales, et éradiquer ainsi la connerie. À moitié paralysée par ses blessures, en fauteuil roulant, elle reprend le travail tant bien que mal et trouve une piste à approfondir, en passant par les cellules gliales. Sauf qu'au vu de sa situation physique, de son récent passé houleux, et qu'il ne s'agit pas de ses spécialités de compétences, Achille ne valide pas sa recherche.

Qu'à cela n'tienne ! Jeanne repart de zéro et se lance dans la bataille. Financements, laboratoire d'accueil, collègues qui croient en elle et son sujet : le chercheur passe le plus clair de son temps à chercher d'autres choses que sa recherche.

Mais Jeanne se rend compte que Yann, qui travaille dans le laboratoire privé voisin, travaille déjà sur le même sujet. Une compétition pleine d'amour frustré démarre. Jeanne est prête à tout pour servir la science... et l'intelligence !


Intentions

Par cette comédie dramatique, je souhaite traiter de l'univers de la recherche, encore assez peu connu du grand public. Le cerveau, à fortiori, est un sujet fascinant et mystérieux pour le plus grand nombre. Je veux questionner cette recherche dans tous ses apports, ses risques, ses dilemmes. Nous voyons régulièrement les problématiques éthiques que rencontrent ce milieu, que ce soit pour le robotique, la manipulation du vivant, etc. Si la recherche est fondamentale dans un objectif de société meilleure, plus juste et plus saine, jusqu'où aller et quelles barrières se poser ? Entre recherche publique et recherche privée, peut-on tout maîtriser ?

J'ai envie de mener le spectateur à l'intérieur de ce monde, grâce à Jeanne, ce personnage seul, attachant malgré ses importants défauts. Derrière sa volonté énorme et sa profonde frustration professionnelle et amoureuse, Jeanne garde une grande humanité en souffrance de ses nombreux remords. Elle guide le spectateur dans son travail, que je veux traiter de façon réaliste malgré les notes d'humour. J'ai engagé un dialogue et une documentation poussée avec différents neuro-scientifiques afin d'apporter une densité au récit, et une vérité aux questionnements traités.

 

VIADUC

Un scénario de Martin Fournier

Long-métrage - Fiction - Drame comique

retour aux projets de Martin Fournier

 

 

 

Lorsque son père lui demande de l’aider à mettre fin à ses jours, Michel aimerait pouvoir échanger sa vie, comme on échange une cravate qui ne s’accorde pas avec le reste de la garde-robe.

 

 

 

SYNOPSIS

Viaduc est une comédie.

Une comédie, vraiment ?  Une comédie sur la fin de vie, le « laisser partir », la souffrance ?

Oui. Justement.

Viaduc est l’histoire d’un homme entre deux âges qui se demande si la vie qu’il est en train de vivre est bien la bonne. Un homme qui envisage de rapporter cette vie, pour l’échanger contre une nouvelle, une différente.

Mais ce n’est pas si simple ! Entonne le chœur grec des doubles de lui-même qui, tels des Jiminy Cricket, se matérialisent autour de lui pour le critiquer, le rappeler à l’ordre… et lui rendre la vie encore plus difficile.

Une comédie développée autour de l’intrusion de l’imaginaire dans le réel, par un humour un brin grinçant, un brin absurde. Mais un brin seulement.

Derrière ce brin, Viaduc est l’histoire d’un homme désarmé face à la condition humaine, un homme à qui son propre père demande l’impossible : l’aider à en finir avec une vie de souffrance qu’il ne supporte plus.

Une comédie dramatique, alors ? Au sens littéral, oui.

Car Viaduc est avant tout le défi d’aborder le drame sans pathos.

Un pas de côté, du côté de l’humour, pour accéder à la vérité de l’émotion. 


 
 


NOTE D'INTENTION

 

L’idée centrale de ce scénario est de parler de la question de la fin de vie du point de vue de la « moitié de vie ».

Parler de cette « moitié de vie », coincée entre des parents qui deviennent dépendants et des enfants qui sont encore loin d’être indépendants. Des enfants qui nous jettent à la figure tous ces possibles devenus inaccessibles et des parents qui ne cessent de nous rappeler le la brièveté du temps qu’il reste pour réaliser le peu qui est encore envisageable.

Parler de la difficulté du « laisser partir ». Laisser partir des parents qui vieillissent et nous quittent. Laisser partir des enfants qui grandissent et nous quittent. Laisser partir une compagne ou un compagnon de route qu’on a quitté depuis longtemps alors même que l’on continue à partager son lit. Laisser partir aussi ces rêves d’enfant qui s’accrochent malgré les assauts répétés de la vie qui nous jettent à la figure la certitude de leur irréalisme.

Grandir, vieillir, faire le deuil. Tous les deuils. Laisser partir pour commencer soi-même à se préparer à partir.

Viaduc est l’histoire d’un homme entre deux âges de qui on attend l’impossible.

Son père, malade, souffrant depuis des années, a pris la décision d’en finir avec cette vie de torture et lui demande de le conduire jusqu’au viaduc duquel il a décidé de se jeter.

Viaduc est l’histoire d’un homme confronté frontalement à la condition humaine sans avoir la possibilité de détourner le regard. Un homme confronté à l’obligation de laisser partir, sans y avoir été préparé.

Viaduc est l’histoire d’un homme comme tous les autres, qui se demande pourquoi la vie s’acharne contre lui et qui se trouve face à des choix impossibles mais incontournables.

Viaduc est également un défi. Celui de s’attaquer à des questionnements d’une lourdeur extrême sans pathos, par l’angle de la légèreté. Une légèreté et une forme de distanciation prises comme raccourcis vers la complexité et l’universalité pour court-circuiter le dédale des images toutes faites. Pour atteindre la vérité de l’émotion, le parti pris est de faire un pas de côté, du côté de l’humour, un décalage indispensable pour éviter l’écueil d’une émotion réduite à son idéalisation.

Si la vie s’acharne sur Michel, les épreuves qu’il affronte sont inhérentes à la condition humaine et nous attendent tous, sous une forme ou une autre. Alors qu’il a la sensation de vivre une vie qui n’est pas la sienne, son histoire pourrait être la nôtre. Et lorsqu’elle devient effectivement la nôtre, elle nous submerge comme elle submerge Michel, sous un flot de dilemmes qui font voler en éclat la moindre certitude.

Le dispositif formel mis en œuvre dans Viaduc consiste à jouer avec cette sensation de submersion. Jouer au sens littéral, pour offrir un contrepoint de légèreté onirique au poids et à la lourdeur de la structure narrative « brute ». Un contrepoint qui repose sur l’exploitation filée de deux thèmes : la sensation d’être étranger à sa propre vie et la multiplicité du moi. Le jeu joué par Michel et son père sur leur relation et la matérialisation des « doubles » visent ainsi à créer un décalage onirique qui, à la manière du Bertrand Blier de Trop belle pour toi ou Le bruit des glaçons, vient tout à la fois à approfondir et alléger le cœur du propos.

Sans être autobiographique, Viaduc est également en partie mon histoire.

Je me suis retrouvé dans cette chambre, face à mon père qui souffrait depuis des années. Un père qui n’en pouvait plus et qui m’a fait cette demande horrible, irréelle, inconcevable, de lui promettre de le conduire jusqu’à son viaduc.

Ce jour-là, le sol s’est ouvert sous mes pieds. C’est moi qui tombais de son viaduc. Mais au même moment, une autre partie de moi me regardait tomber, froidement, d’un regard étonnamment extérieur.

Cinq minutes plus tard, je plaisantais avec mon père, dans cette même chambre, autour de ce même lit et je me demandais si je n’avais pas tout rêvé.

Je n’ai pas eu à conduire mon père jusqu’à son viaduc. La maladie s’en est chargée. Je ne sais toujours pas si je l’aurais fait. 

 

Illustration du procédé de matérialisation des doubles

 
 

Le Casse-pieds chinois

 

Un scénario de Martin Fournier avec la participation de Colin Voisin

Long-métrage - Fiction - Comédie

retour aux projets de Martin Fournier

 

SYNOPSIS

Lorsque son entreprise décide de délocaliser sa production de Russie en Chine, Patrick, jeune cadre dynamique obnubilé par la réussite professionnelle, fait croire à son patron qu’il maîtrise parfaitement le chinois alors qu’il n’en parle pas un mot. Pour maintenir l’illusion, il est contraint de faire équipe avec Chang, un jeune Chinois fantasque et imprévisible qui ne fait que lui compliquer la tâche.
La situation échappe rapidement à tout contrôle lorsque les partenaires chinois viennent à Paris pour finaliser un contrat décisif et que Yun, la fille du grand patron, se fait enlever par une triade. Patrick et Chang partent alors à la recherche de la jeune femme dans une enquête mouvementée au cœur de la communauté chinoise. Pour mener leur mission à bien il leur faudra infiltrer des réseaux clandestins chinois mais ils devront avant tout composer avec leurs personnalités diamétralement opposées et apprendre à faire de leurs différences un atout pour sortir de situations de plus en plus périlleuses et rocambolesques.



NOTE D'INTENTION

 

Le casse-pieds chinois est né du croisement entre une histoire vraie et un espoir.
L’histoire vraie est celle d’un ami parvenu à se faire employer par la filiale hongkongaise d’une marque prestigieuse de montres suisses en prétendant parler couramment le mandarin, alors qu’il n’en connaissait que quelques mots. Mettant en œuvre les dispositifs les plus improbables, il est parvenu à maintenir l’illusion le temps d’acquérir les compétences linguistiques minimales nécessaires à son poste sans se faire démasquer.
L’espoir est celui de voir un jour voler en éclat l’image caricaturale plaquée sur les Chinois dans les sociétés occidentales et en particulier en France. Une image de fadeur, d’absence d’humour et d’originalité, de vie centrée sur le travail… J’ai eu la chance de résider pendant dix ans en Chine et à Hong Kong et je côtoie la communauté asiatique depuis plus de vingt ans. Il va sans dire que j’y trouve la même richesse de caractères et de personnalités que dans toutes les autres. Oui, les Chinois ont de l’humour ! Oui, il y a des Chinois originaux, fins, insouciants et amusants ! Oui, Chang existe ! Mais pour le rencontrer, encore faut-il se libérer de la couche de préjugés qui entoure sa communauté

C’est au croisement de cette histoire vraie et de cet espoir que sont nés les deux personnages principaux du Casse-pieds chinois. Patrick est un jeune cadre ambitieux obnubilé par la réussite professionnelle qui fait le pari insensé de prétendre maîtriser le chinois pour conserver son emploi. A ses côtés, Chang, immigré chinois clandestin, tord le cou aux clichés : fantasque, drôle, insouciant, il est même un peu fainéant… Le film se développe sur le croisement de ces deux trajectoires si éloignées, exploitant la richesse de leur rencontre et de leur découverte réciproque.

A travers un Buddy movie traité sous l’angle de la franche comédie, Le casse-pieds chinois propose ainsi une réflexion sur l’apparence. L’apparence de sérieux d’un Patrick qui ment à son patron. L’apparence de ces Chinois qui « se ressemblent tous », mise à mal par la singularité du personnage de Chang. Ce thème transversal du décalage entre l’apparence et la nature véritable est renforcé tout au long du film par la multiplication des ironies dramatiques, chaque personnage ayant quelque chose à cacher, une vérité non dite tapie derrière l’image qu’il propose aux autres.

Les clichés et les caricatures pèsent particulièrement sur les jeunes Chinois de France aujourd’hui, alors que se multiplient les actes racistes contre les asiatiques. Les manifestations organisées après la mort d’un couturier chinois agressé à Aubervillier en août dernier[1] ont contribué à libérer la parole sur ce malaise profond. Malheureusement, les préjugés caricaturaux se nourrissent de l’image proposée par le cinéma sur cette communauté et les jeunes Chinois n’ont que peu de figures emblématiques sur lesquelles se projeter pour briser les clichés. A quelques rarissimes exceptions près, les personnages asiatiques du cinéma français sont cantonnés à de simples seconds ou troisièmes rôles sans profondeur de restaurateurs ou de patrons de PMU. Les stars chinoises internationales comme Jacky Chang, Andy Lau ou Zhang Ziyi incarnent quant à elles des personnages ancrés dans des périodes ou des cultures trop éloignées pour permettre une véritable identification communautaire dans la France d’aujourd’hui. Il a fallu des décennies pour que le cinéma occidental propose des rôles d’intellectuels à des personnages noirs, le fantasque Chang se propose comme éclaireur pour décoincer l’image terne des Chinois dans le cinéma et la société française.
Au delà d’une simple question d’image, de nombreuses idées fausses s’accumulent sur la communauté asiatique. Sans que cela ne constitue un thème majeur du film, Le casse-pieds chinois s’appuie néanmoins sur une représentation plus juste de la réalité des Chinois et de la Chine d’aujourd’hui. Les triades y restent à la place qui est la leur, celle de quelques malfrats de droit commun, et les entreprises chinoises y rencontrent elles aussi des difficultés économiques.

C’est au cœur de cette communauté chinoise que le film se développe, combinant comédie et action alors que le buddy movie s’emballe. Appuyé sur une trame simple, claire et solide, le film se donne également le temps de flâner aux frontières de l’intrigue et d’y exploiter le potentiel comique, porté par un personnage de Chang qui prend systématiquement le spectateur à contrepied. Ces espaces de liberté seront autant d’occasions pour les acteurs de défendre leurs personnages, jusqu’à l’absurde, à travers des dialogues dont l’humour flirte avec le non-sens.

Car Le casse-pieds chinois est avant tout une comédie. Une franche comédie d’action assumée. Une comédie développée autour de la rencontre de deux personnages que tout oppose et qui apprennent à se connaître et à s’apprécier. Une comédie portée et nourrie par le resserrement des enjeux des protagonistes alors que le danger s’intensifie. Une comédie alimentée par un suspense maintenu à la limite du film d’action et de sa parodie. Une comédie qui, comme dans tout bon buddy movie, finit bien.

[1] Voir en particulier le sujet de France Culture sur le sujet

 

Le Masque

Court-métrage - Animation - 11' - Comédie dramatique

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

Doriane a 75 ans, la posture aussi droite que possible, le regard fier. Une forme grisâtre la suit partout. C'est Simon. Un fantôme qu'elle est seule à voir, avec qui elle communique affectueusement, complices.

Lors d'une déambulation citadine, une vitrine attire l'attention de Doriane. Y sont exposés des masques étranges, accompagnés de casques audio. Doriane montre au fantôme Simon, en souriant, une affiche représentant un vieux village normand. Ils entrent dans le magasin.

Doriane s'approche d'un jeune vendeur passionné et demande à essayer. Elle tente alors de faire revivre les fantômes de son passé par l'expérience de la réalité virtuelle. Mais elle tombe très vite dans une impasse.

Le jeune vendeur réussira-t-il alors à la faire revenir partager ce présent grâce au virtuel ?


Intentions

Avec Le Masque, je souhaite traiter de la frontière de plus en plus floue entre la réalité et le virtuel. Je veux questionner l'importance de l'expérience réelle face à l'expérience virtuelle. Cette dernière, d'année en année, gagne en puissance émotionnelle grâce à des dispositifs à l'immersion et au réalisme grandissants. La barrière entre le vrai et le faux s'amenuise, à tel point que le faux semble aujourd'hui proposer des expériences plus fortes et vraies que nature.

Faux vrai, vrai faux... avant de nous y perdre, j'ai voulu en parler. J'ai choisi de le faire à travers un dispositif inversé et un personnage touchant, au centre de ces ambivalences.

Pour jouer sur cet aspect "plus vrai que la réalité", j'ai choisi de traiter la séquence dans le monde de la VR en prise de vue réelle. En opposition à une animation pleine de douceur et de poésie de la majorité du film, la prise de vue réelle insufflera le caractère "augmenté" souhaité. Je souhaite ainsi jouer de ce paradoxe. Et pourquoi pas, si dans Le Masque, l'invisible apparaissait dans la réalité de l'animation, tandis que le virtuel s'amusait à copier la matérialité du réel... et vice et versa ? Comme dans cette précédente phrase, nous pourrions nous égarer si nous n'étions pas heureusement guidés par Doriane.

Doriane poursuit une vie où son corps est au présent, mais son esprit au passé. La VR est pour elle d'abord un moyen de chercher à retrouver ce passé. Mais très vite l'échec est inévitable. La question est alors de savoir si ce virtuel, grâce à l'argumentation et la passion du jeune vendeur, sera capable de redonner à Doriane le goût du présent. Elle qui a comblé sa vraie solitude par des fantômes passés, est-elle prête à partager une fausse réalité avec des vies actuelles ? Tout s'entremêle à nouveau... Et je me demande. Au fond, réel, virtuel. Qu'importe, non ? Tant que l'émotion et le partage restent.

 

Projets de Martin Fournier


Longs-métrages fiction


Le casse-pieds chinois

LONG-METRAGE FICTION

COMEDIE

Lorsque son entreprise décide de délocaliser sa production de Russie en Chine, Patrick, jeune cadre dynamique obnubilé par la réussite professionnelle, fait croire à son patron qu’il maîtrise parfaitement le chinois alors qu’il n’en parle pas un mot.

Pour maintenir l’illusion, il est contraint de faire équipe avec Chang, un jeune Chinois fantasque et imprévisible qui ne fait que lui compliquer la tâche et l'entraîne dans une succession de situations de plus en plus périlleuses et rocambolesques.

Présentation détaillée du projet


Viaduc

LONG-METRAGE FICTION

DRAME

Viaduc, c’est l’histoire d’un homme entre deux âges de qui on attend l’impossible. 

Son père, malade, souffrant depuis des années a pris la décision d’en finir et lui demande de le conduire jusqu’au viaduc duquel il a décidé de se jeter.

Viaduc, c’est avant tout un défi. Celui de s’attaquer à des questionnements d’une lourdeur extrême par l’angle de la légèreté et de la distanciation. Un pas de côté, du côté de l’humour, pour accéder à la vérité de l’émotion.

 

Présentation détaillée du projet


Série de format court


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lequel de mes plusieurs ?

Série TV : 40 x 3'

A tout instant, chacun d’entre nous est plusieurs. La décision la plus anodine est sujette à de violents débats internes entre les différentes facettes de nos personnalités.

Lequel de mes plusieurs aura gain de cause ?

Ce projet explore la variété des maest de proposer une exploitation originale sous forme d’une série de très courts épisodes de comédie décalée au cours desquels les différentes facettes d'un personnage  

Cette série de format très court (3') explore cette question sous l'angle de la comédie par une série d'épisodes au cours desquels les différentes personnalités se matérialisent comme des doubles qui apparaissent autour du personnage pour débattre avec lui. Du plus banal au plus métaphysique. Du plus lourd de conséquences au plus anodin... Rivalisant de mauvaise foi, sans logique ni cohérence, ils ne font au final que compliquer les choses. Mais il faudra pourtant bien trancher ! 

Présentation détaillée du projet

Foyer

Court-métrage - Fiction - 9' - Drame fantastique-SF - Huis-clos

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

Aurélia, 30 ans, enceinte de huit mois, attend son deuxième enfant au milieu d'une vie de famille en apparence tranquille, dans une petite maison de banlieue. Mais face à Cyril, son mari, Aurélia doute : est-ce que ça se passera aussi bien pour ce deuxième que pour leur premier enfant, Mathéo ? Est-ce qu'elle l'aimera autant ?

Lorsque le bébé se met à taper très fort dans son ventre, Aurélia prend peur. Elle sort un appareil étrange d'une petite boite noire. Elle pose deux électrodes de part et d'autre de son gros ventre, reliées à un semblant de smartphone. Elle se met à communiquer avec son bébé.

Aurélia doit décrypter le langage énigmatique du bébé pour comprendre son message et essayer de remédier à sa grande peur à elle : que le bébé ressente son manque d'amour pour lui.


Intentions

Mon envie, comme souvent, est née d'un questionnement. Que peut-il bien vivre, ce fœtus, enfermé dans ce ventre, au milieu de tout ce liquide étrange ? Il ne connaît rien du monde, et pourtant, dans les dernières semaines de sa conception, il en ressent pas mal de choses. Des petits éléments qui n'ont certainement aucun sens pour lui, mais qui rythment son monde et commencent à construire ses émotions.

De là est partie le "Et si" de ce film : Et si l'on pouvait communiquer avec le bébé, in utero, que pourrait-il nous dire ? En quels mots cela pourrait-il se traduire ? Et surtout, que pourrait-il nous apprendre, cet intime étranger ? De quoi pourrait-il nous faire prendre conscience ?

 

La Girafe et l'Escargot

Court-métrage - Fiction - 20' - Drame psychologique (sélection en finale du concours de Lille, et au Kiosque d'Aubagne)

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

La Girafe et l'Escargot, ça ne parle ni de girafe, ni d'escargot. Il s'agit du langage du personnage principal, Benjamin. Il met des mots à la place des autres, formant un langage déstructuré, incompréhensible, parfois poétique. Benjamin est un jeune homme de 20 ans, schizophrène, avec un fort retard intellectuel. Il a perdu ses parents jeune, et a été éduqué par sa grand-mère qui le battait régulièrement.

Le film raconte le combat de Benjamin lorsque, accusé du meurtre de sa grand-mère, il se retrouve en UMD, une Unité pour Malades Difficiles, en Hôpital Psychiatrique. Lui, traumatisé par les événements, ne se rappelle pas de ce qu'il s'est réellement passé. Aidé du personnel de l'UMD, Benjamin va devoir faire à la fois : un travail de mémoire sur ce drame, un travail d'acceptation de soi, et un travail de langage : pour arriver à s'exprimer correctement, se défendre et transmettre sa vision des événements.


Intentions

Je pars volontairement d'une base très sombre, de violence et d'enfermement avec pour but de mener le spectateur dans un chemin de compréhension, d'ouverture vers ce personnage et son langage. Une compréhension que je souhaite également de ce le lieu psychiatrique, encore source de nombreux clichés et fantasmes.

La folie en tant que maladie profonde a été de très nombreuses fois traitée au cinéma, quoique souvent au passé ou en imaginaire, et reste malgré ça peu comprise et intégrée dans notre réalité. J'ai envie, par ce film, d'insister sur ce fait : la folie fait partie de notre monde sous de multiples formes. Et de certaines formes apparaissent parfois des beautés et des forces insoupçonnées.


Pitch vidéo - 1'30

 

En Dessous de Zéro

En Dessous de Zéro

Court-métrage - Fiction - 15' - Récit initiatique

SYNOPSIS

Max, 14 ans, passionné de foot, fait des efforts et met de la bonne volonté à l'entrainement, mais ça n'empêche pas les moqueries de ses partenaires que ce soit sur son physique ou ses loupés.

Ce samedi, son coach le sélectionne pour faire partie de l'équipe. C'est l'occasion pour Max de faire ses preuves sur le terrain.

Rien ne sera facile pour Max, mais il va faire de son mieux pour remporter le match et surtout intégrer le groupe.